Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Changer le monde, repenser le système, sauver la planète, partager la nature, redonner le goût de vivre en société, savourer le bonheur de vivre ensemble.

Publicité

Biocarburants en France ?

Le gouvernement a lancé des appels d'offre pour la construction de dix usines de production de biocarburants, représentant "un milliard d'euros supplémentaires". C'est le Premier ministre Dominique de Villepin qui l'a annoncé mardi 28 février.

"Une nouvelle tranche d'agréments de 1,1 million de tonnes devrait être lancée d'ici la fin de l'année" et attribuée aux industriels pour la production de biocarburants (diester, éthanol), a ajouté M. de Villepin en visite au salon de l'agriculture.
La construction de dix sites pour la fabrication de biocarburants va permettre de relever les objectifs de production.

usine biocarburant.jpg


Jusqu'ici, le "plan biocarburant" prévoyait une production française de près de 900.000 tonnes en 2008 contre 100.000 tonnes l'an dernier, soit plus de 10 millions d'hectolitres.

 

De Villepin serait-il le premier à prendre enfin ses responsabilités ?

Si oui, je dis bravo ! A confirmer...

Même s'il reste encore quelques écueils à leur bonne mise en oeuvre, je vous invite à aller lire un dossier très clair à ce sujet ici.

Bonne combustion.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
LA DAME DE L’ADEME ET LES  BIOCARBURANTS<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Superbe exemple de parité administrative, la dame de la Dème, est en tous points conforme au modèle masculin dans les domaines techniques, comptables et fiscaux. Même inculture soixante huitarde, même langue de bois, même refus de l’évidence et des réalités physiques et financières.<br />  <br /> <br /> Elle pérore sur les ondes autant sur le bluff de l’effet de serre que sur les biocarburants. Dans sa dernière intervention elle a expliqué que l’éthanol n’a pas les mêmes propriétés que l’alcool dit  « éthylique », surtout quand, mélangé à l’essence, il devient du bi ou du diéthanol.<br />  <br /> <br /> Selon cette dame, non seulement on sauverait l’agriculture betteravière, mais on réduirait les émissions de gaz carbonique et on ferait des tas d’économies.<br />  <br /> <br /> Pour bien répondre il faudrait aligner des chiffres et ça, c’est fatigant à lire. On peut essayer de les remplacer par des mots.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Des labours à la pompe<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Avant de sortir « l’éthanol » de l’alambic, il y a eu du travail et des dépenses d’énergie considérables.<br />  <br /> <br /> Le tracteur qui laboure, sème et engraisse pour finir par arracher puis transporter aux camions qui continuent vers la « sucrerie » reconvertie en distillerie. Cela représente une bonne quantité de carburants. Si l’on y ajoute tout ce que consomme l’usine AZF pour produire les ammonitrates qui engraissent les terres à betteraves on obtient beaucoup de calories.<br />  <br /> <br /> On n’a pas fini. L’usine va laver triturer malaxer, chauffer et pressurer pour sortir le jus fermentescible chargé de saccharose (le sucre). Même, si les levures travaillent sans salaires ni syndicats, elles vont consommer 33% du carbone pour produire le gaz carbonique qui fait pétiller le champagne, et les yeux de nos dames.<br />  <br /> <br /> Ces levures vont produire de l’alcool, jusqu’au plafond de leur empoisonnement qui se situe à environ 15%, dans les mélasses, diluées en conséquence. Comme quoi les levures sont moins fragiles que les hommes qui n’en supportent que moins d’un demi pour cent de leur masse, avant le coma létal.<br />  <br /> <br /> Ce n’est pas encore fini, car, le mélange eau alcool, limité à 12° pour des questions de productivité, devra être distillé de manière à éliminer 84% d’eau par évaporation. L’énergie nécessaire se calcule très facilement, mais il est encore plus précis d’utiliser les chiffres globaux de la comptabilité analytique de la production. En tout, il aura fallut plus d’un litre d’équivalent pétrole pour produire un litre d’alcool et il faudra 1,56 litres d’alcool pour donner l’énergie d’un litre d’essence.<br />  <br /> <br /> Bien entendu, en brûlant ce coûteux produit, on va encore produire du gaz carbonique, ce qui devrait faire de la peine aux illusionnistes des gaz à effet de serre.<br />  <br /> <br /> Si on raisonne, sans tenir compte de la fiscalité, comme le fit notre Ministre frisé de l’économie et des finances, mal « instruit » par son service des douanes, on peut produire l’illusion, si c’est le but cherché.<br />  <br /> <br /> Si on est une Directrice de l’ADEME gouvernementale compétente, on doit enquêter auprès des distillateurs, analyser les comptabilités et conclure sur la comparaison de choses comparables.<br />  <br /> <br /> Lors de sa conférence radiodiffusée sur ce sujet, le Capitaine au long cours HADDOCK (de la section Flandres-Artois en Belgique) qualifiait l’alcool d’ « ennemi du marin ». Il aurait pu ajouter « ennemi du contribuable »<br />  <br /> <br /> Que reste-t-il de ces élucubrations avec si peu de chiffres ? Seulement la conclusion du vieux paysan :<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> « Si c’est pas malheureux de brûler de la nourriture »<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Va-t-on encore nous parler de FAIM DANS LE MONDE ?<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Pour ceux qui aiment les calculs<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> On retiendra les masses atomiques suivantes qui servent de base de tous les calculs : C=12  -  O=16  -  H=1<br />  <br /> <br /> On notera ainsi que le sucre C12H22O11  voit sa « mole » peser : 342 grammes qui, en s’hydrolysant, vont donner 2(C6H12O6) de glucose d’une masse de 360 grammes.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> A son tour la mole de glucose va fermenter en libérant   2 moles d’alcool éthylique (C2H5OH) et deux moles de gaz carbonique CO2.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> En résumé on calcule facilement que 46 grammes d’alcool, avant d’être brûlés dans les moteurs, ont déjà produit 44 grammes de CO2<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> En brûlant, ces mêmes 46 Gr d’alcool vont encore produire 88 Gr de CO2<br />  <br /> <br /> Soit au total  3X44 = 132 Gr de CO2 taux d’émission de CO2 132/46 = 2,87 Gr par Gramme d’alcool<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> L’essence, qu’on peut comparer  au benzène par défaut et par précaution, a pour formule C6H6 donc une masse molaire de 78 grammes qui vont produire 264 grammes de CO2 donc taux d’émission de CO2 :<br />  <br /> <br /> 264/78 = 3,38 grammes par gramme d’essence<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Or il faut 1,56 grammes d’alcool pour produire l’énergie d’un seul gramme d’essence ce qui remonte le, taux de CO2 de l’alcool à 2,87 X 1,56 = 4,48.<br />  <br /> <br /> Vous voulez plus simple ?<br />  <br /> <br /> 1)- pour équilibrer les masses entre l’alcool et le benzène on appliquera à l’alcool le cœfficient :  <br />  <br /> <br />    78/46 = 1,696<br />  <br /> <br /> 2)- pour équilibrer les pouvoirs calorifique on multipliera ce chiffre par 1,56 soit :<br />  <br /> <br />    1, 696 X 1,56 = 2,646<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Aux 6 CO2 produits par la combustion du benzène on opposera les 3 X 2,646 = 7,94 CO2 de l’alcool.<br />  <br /> <br /> Conclusion : 7,94/6= 1,32 à l’avantage du benzène.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br />  L’ALCOOL GENERE AU MOINS 1,32 FOIS PLUS DE CO2 QUE NOS CARBURANTS<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Si l’on ajoute à cela tout le CO2 produit en amont pour fabriquer le sucre, nul doute que les déchets de CO2 émis avec l’alcool dépassent plus que largement ce qu’on obtient avec les produits pétroliers.<br />  <br /> <br /> Rendez vous sur internet et regardez les élucubrations verbeuses et abondantes de l’ADEME sur le sujet. On dirait la constitution  giscardo-européenne adaptée aux disciplines scientifiques.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Par un écran de fumée dialectique on assiste à une démonstration visant essentiellement à faire croire à la bonne affaire.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Comment de superbes hauts fonctionnaires, issus des prestigieuses écoles de la république, comme Sciences Po ou l’ENA, peuvent-ils prendre ainsi les braves Français pour des imbéciles ?<br />  <br /> <br /> Propager des idioties comme les gaz à effet de serre ; la pompe à chaleur (ça c’est polytechnique (voir SIROTA et l’Inspection des finances) n’est pas digne d’un pays qui, par le passé, fut à l’avant-garde des sciences.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> C’est ainsi qu’on voit le triomphe d’AIRBUS (avions fabriqués à l’envers des saucissons) finir dans une panade financière incroyable et la liste est longue des fantastiques gaspillages qu’on doit à la malhonnête inculture de nos dirigeants.<br />  <br />
Répondre
E
Salut Javafred. Comme le sujet est toujours d'actualité, j'y vais de mes petits commentaires :<br /> Les biocarburants une solution? <br /> Les biocarburants sont ils la solution à notre dépendance énergétique ? Bof, tout au plus un petit pipi dans l’océan pétrole. Avec 6 à 7% de remplacement de nos carburants par des biocarburants vers 2010, l’impact sur notre importation de pétrole sera faible, disons quoi un petit 2% ? (nous ne nous chauffons pas encore au bio-mazout ) Il est à rappeler que nous pouvons déjà réduire notre consommation de 15 à 20% simplement en changeant notre façon de conduire, en limitant notre vitesse, en évitant les accélérations et freinages brusques, en diminuant l’usage de l’air conditionné, en surveillant la pression de nos pneumatiques, etc.. <br /> Une solution à un problème économique ? Les biocarburants sont certes vus d’un très bon œil par le monde agricole qui, suite à la réforme de la PAC et l’élargissement à l’Est, recherche de nouveaux débouchés pour leurs produits (betterave, colza, froment) et surtout des prix un peu plus élevés. Et avec l’engouement actuel de tous les pays pour les biocarburants, la demande du marché pour les matières premières et en hausse et donc les prix aussi. Les industriels y trouvent leurs comptes également, comme par exemple les sucriers... L’augmentation de la production de protéines végétales permettra de diminuer les importations de soja génétiquement modifié, ce qui en soit est une bonne chose (moins de tourteau de soja) <br /> Une solution à un problème de conscience (politique) ? Il est clair qu’il est plus facile de s’offrir un costume ‘vert’ en proposant les biocarburants (mesure qui en plus fera plaisir au monde agricole) que d’augmenter les accises sur les carburants (le principe du pollueur-payeur, vous vous rapellez ?) que d’investir massivement dans des filières vertes, que de réduire notre style de vie (Nicolas, rappelle moi combien de planètes consommons-nous ?) <br /> Une solution à un problème écologique ? Oh certes, nous émettrons moins de CO2 ‘fossile’. Mais pour produire ces « bio »carburants, il faudra d’une part beaucoup d’intrants (produits phyto, engrais,etc..) et d’autre part de l’énergie fossile. Et le ratio énergétique varie fort en fonction du type de biocarburants: pour l’éthanol, il est de 1,4 à 2 tandis que pour l’huile végétale brute il est de 3 à 4,7. On voit que l’E85 (85% d’éthanol) n’est pas forcement à préconiser. Et si nous n’arrivons pas à produire les quantités de bio-carburants demandées par le marché, ils seront forcément importés de pays qui sont moins soucieux que nous de l’aspect écologique. Par exemple le Brésil qui brûle la forêt amazonienne pour y mettre de la canne à sucre (je prends certes quelques raccourcis), ou la Malaisie, champion de la production d’huile de palme, mais à quel prix pour ses forêts ? <br /> Alors, comment faire ? Comment utiliser au mieux ces précieux bio-carburants ? Voici quelques pistes: <br /> -Choisir des filières de bio-carburants avec un haut ratio énergétique (huile végétale, biodiesel) <br /> -Favoriser les filières courtes de l’huile végétale, produite à la ferme avec peu ou prou de transformation. Cela garantirait également une indépendance énergétique à nos agriculteurs, toujours utile en cas de pénurie. <br /> -Promouvoir l’utilisation de bio-diesel par des flottes captives, spécialement dans les villes (bus, taxis, camions de livraison). Moins de pollutions de CO2, de NOx, de suies, au grand soulagement des habitants. <br /> -Favoriser, par des réductions de taxes, l’utilisation de bio-carburants par des voitures économes en consommation. Du bio-carburant dans un gros 4x4 est du gaspillage pur et simple. <br /> -Transformer les huiles et graisses usagées en biocarburants au lieu de les brûler (au mieux) ou de les jeter dans la nature (au pire) <br /> -Remplacer les carburants fossiles par des biocarburants là où il y a risque écologique en cas de fuite. Le biodiesel se dégrade en 28 jours et n’est pas toxique pour notre environnement. Pourquoi ne pas obliger les transports maritimes à utiliser uniquement des bio-carburants ?
Répondre
J
Excellente analyse, Eole, comme d'habitude....<br /> Une production de bio-carburant en utilisant la filière de l'agriculture raisonnée serait un schéma idéal pour tout le monde. Encore faut-il en avoir l'ambition et les moyens !
E
oui!! bravo!!<br /> merci de nous éclairer<br /> à bientôt<br /> :o)
Répondre
M
Oui l'huile de friture c'est une bonne idée, mais même si on utilisait toute l'huile des restos et autres ça ne fait pas 1 centième de 1 % du pétrole utilisé ici. Vaut mieux le bruler dans les autos que le jeter dehors, ça c'est sur. Ici la source principale de bio-carburant est le maïs. Or pour que le maïs pousse ça prend des engrais azotés. C'est engrais sont extraordinairement énergivore à produire. le bilan est négatif. De fait le maïs c'est LA façon de rendre le pétrole assimilable par l'homme. Et il y en a partout dans votre alimentation, vraiment partout.  Ici il y en a même dans le sel.
Répondre
B
Moi, ce qui me gêne un peu dans les biocarburants, c'est que pour les produire il faudra toujours des engrais et des pesticides, qui nous empoisonnent déjà bien les eaux. Mais d'un autre côté, c'est une solution partielle à la surproduction agricole chronique que connaît la France. Et un partage en quelque sorte de la manne pétrolière puisque la compétitivité de ces biocarburants n'est rendue possible que par les cours élevés du baril.<br /> Tiens, une info marrante : aux USA, on fait maintenant du carburant alternatif en récupérant les huiles de fritures usagées auxquelles on ajoute un peu d'éthanol. Merci MacDo !<br /> Au fait, t'es où en Vendée, car moi j'y vais assez souvent en ce moment... on pourrait s'y rencontrer...
Répondre
J
Non, il sera plus facile d'imposer dans une filière bio-carburant une agriculture propre comme condition. La compétitivité des biocarburants n'est à rapporter au prix du pétrole, mais aux volumes de production. Si on augmente les volumes, ils deviendront forcément très compétitifs. A bientôt par chez nous.